L’Affiche France-Québec 14

Les Affiches ne meurent jamais (France-Québec)

Auteur: .

Allô ? Hercule Poirot ?

texte et photographie de Babeth Rambault

200,00€

En stock

Information Complémentaire

Dimensions 120 x 176 cm
Collection

Les Affiches ne meurent jamais / Projet franco-québecois

Date de parution

novembre 2003

Description du produit

L‘origine du mot problème, son étymologie, englobe un double mouvement. Le problème est un bouclier qui protège en même temps qu’un objet lancé vers l’autre par surprise. Étymologie qui renvoie le problème à son opacité et place l’objet comme moyen d’engager des postures. Tantôt le repli, attitude défensive, tantôt l’attaque. Dans ce sens, Babeth Rambault propulse les objets dans l’espace des problèmes : mi couvertures, mi patates chaudes.
Le problème, parce qu’il est coordonné, invite à la lecture, au décryptage. Mais pour nous, spectateurs, cette invitation, a priori ludique, retourne vite d’une tentation fatale ; car, une fois l’enchaînement huilé, la pente nous conduit dans l’indifférencié : trou noir, inondation, vide. Égarés dans un lieu où les nœuds se sont défaits, nous sommes privés du retour en arrière. Pendant que nous suffoquons sous les formules, pour trouver la surface, le cadre, la structure, déjà, d’autres se font noyer. Cette littérature n’est pas imbuvable, mais elle est pour analphabètes, pas pour lettrés. Guillaume Pinard

Babeth Rambault
Vit et travaille à Marseille. Elle perçoit ces moments où les usages quittent leurs rails et s’atomisent pour former une fission visuelle. Toutes ses œuvres évoquent des gestes-regards-divergents, ces gestes qui s’exécutent machinalement tout en pointant l’attention ailleurs et qui forment un langage qu’on ne saurait démêler sans perdre cette sensation évidente d’amas entre chose et geste, chose et langage, concentration et distraction. Ses sculptures intègrent objets et matériaux trouvés évoquant une association qui se serait formée entre le terrain vague et le cagibi et qui s’exprime par exemple dans l’enchâssement de deux mots contenus dans le titre de l’exposition « Landbarras ». Ces arrangements s’appuient sur un certain lexique de l’assemblage, en ajustant par raccordements, imbrications, résonances de formes, des éléments hétérogènes qu’un hasard aurait rassemblés dans un même endroit.

Les Affiches ne meurent jamais
Projet franco-québecois
En novembre 2001, dans le cadre de la Saison française au Québec, Didier Vergnaud présentait plusieurs numéros de L’Affiche, revue murale de Poésie, au salon du livre de Montréal, ainsi que dans le mobilier urbain de la ville de Québec. L’idée de cet événement avait émergé quelques mois plus tôt, lors de la résidence d’artistes, de deux plasticiens bordelais, Delphine et Michel Herreria, à Clark, centre d’art autogéré de Montréal.
La rencontre d’une jeune génération d’artistes travaillant dans les centres d’arts autogérés des villes de Québec et de Montréal, très séduits par le support affiche qu’ils exploitent peu, de critiques d’art et d’éditeurs – dont Sonia Pelletier et Richard Martel -, aboutit à faire émerger un projet de création d’affiches franco-québécoises.
(directeur du projet : Didier Vergnaud ; commissaire artistique du projet / France : Michel Herreria ; commissaire artistique du projet / Québec : Sonia Pelletier)