le rapport signal-bruit

le rapport signal-bruit

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Ce livre-ci vient après un autre, Modèle habitacle. Une page sur deux s’ouvrait sur une sorte de fenêtre qui s’avérait bientôt n’être qu’une réserve de noir permettant à des silhouettes de s’exposer fugitivement.
Entre-temps, le poème ?
Dans cet ensemble, on est passé de l’atelier au car-studio. Normal, écrire reste une affaire de bande-son, un trafic de bandeau sous le rapport d’un signal-bruit.

14,00€

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Information Complémentaire

Poids 212 g
Dimensions 15 x 20 cm
Collection

Poésie contemporaine

Date de parution

juin 2006

Nombre de pages

110

ISBN

2-915232-30-x

ean

9782915232301

Auteur

Pierre Parlant

Description du produit

Le Rapport signal-bruit ressemble à un « poème-phoné », étant passé, selon le mot de l’auteur, de « l’atelier au car-studio », puisque « poésie », ici, s’apparente à « une affaire de bande-son, un trafic de bandeau sous le rapport d’un signal-bruit ». Au travers de formes aussi différentes que le carré condensé de prose, le vers fer à gauche court et syncopé, les quatrains de proses coupées, et dans une forme de poésie pensante aussi singulière que celle de Philippe Beck, Le Rapport signal-bruit affronte, jusqu’à y inclure ses propres hermétismes, l’époque sévère, traque, dans les références qui sont les siennes (Lenz, Mandelstam, Celan, etc.) les questions qui nous reviennent, à l’exemple de ce très fort passage : « Quelque/ part, en raison du mauvais temps incessant,/ le poème est en guerre La guerre est sa raison/ C’était aussi l’idée d’Ossip, n’est-ce pas/ je ne sais pas mais me demande Non,/ finalement, le poème n’est pas en guerre,/ il est un peu trop dur pour ça Le Poème/ n’est pas en guerre, le poème est à la ville/ tout entière un ventre ordinairement noir/ de cheval lui-même monté sur roues crantées (…) », mais le poème n’a pas pour autant « le choix d’une paix prototype ». Tout se composant alors d’une « souvenance » où d’un rapport sans repos. Voilà la poésie, et celle de Pierre Parlant y a trouvé, sans aucun doute, son centre de recherche.
Emmanuel Laugier, dans Le Matricule des Anges n° 076 – septembre 2006