Relations  et silhouettes, de Jean-Pierre Ostende

Relations et silhouettes, carnets 1992-1995

Un temps je déposais des phrases qui me passaient par la tête ou que j’avais lues, prélevées. Je constituais des dépôts pour voir ce que cela donnait, faire de petits rapprochements, une chose avec une autre. Et pourquoi telle chose plutôt que telle autre ? J’avais plaisir à les glisser ensemble. Activité proche d’un carnet de croquis ou de projets : comme si j’attendais que quelque chose apparaisse. Voici des morceaux de ces carnets.

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Information Complémentaire

Dimensions 12 x 17 cm
Collection

Poésie

Date de parution

janvier 2003

Nombre de pages

120

ISBN

2-9511615-8-1

ean

9782951161580

Description du produit

Dans les cafés, les journaux et les livres, la télévision et la rue, Jean-Pierre Ostende saisit des instants, en une poignée de mots. En quelques lignes il dresse un tableau, le synopsis d’une saynète que l’on construit sans difficulté à partir de ses indications précises et justes.

De cet ensemble collecté se dégage un propos et un regard précis, provoquant souvent réflexion et émotion. Plus qu’un matériau, une expérience cohérente sur le quotidien et la parole commune, passés au crible d’une critique poétique (avec un spectre large, allant de la douceur à l’humour noir).

Jean-Pierre Ostende est né en 1954 et vit à Marseille de ses travaux d’écriture et de résidences. Romancier révélé par La province éternelle (Gallimard, 1996), auteur de 17 ouvrages, il a récemment publié, toujours chez Gallimard, le remarquable Voie express en 2003 et La présence en 2007. Sérial killer, fantômes et blade runner hantent ses romans, et ses livres de poésie sur un mode décalé. L’imaginaire y est central, jubilatoire, mais géré par une entreprise… Depuis quelques années, il développe aussi l’oralité, adaptant ses textes à la performance orale.

extraits :

– Je cogne et je réfléchis ensuite. Je ne peux pas m’empêcher de réfléchir.

– Entrons dans le vide du sujet

Il se croit admis, incognito, irrepérable dans la masse locale marseillaise, parce qu’il a mis des espadrilles. Seulement, à la terrasse du New York, on ne voit que lui, on ne voit que ses espadrilles.
L’un n’aimait pas les fêtes de Noël, l’autre savait qu’après quelques verres tout irait.