Quatre morcellements ou l’affaire du volume restitué

Quatre morcellements ou l’affaire du volume restitué

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Où je vous ai reconnus quatre fois, Andrée, Ben, Bill, Iris, Jack, Marcel, Mrs Lindbergh, Gertrude, William… En morceau dans la réplication du mobile, de sa lecture face à face, du volume manipulé intimement en quelque sorte mais seulement en surface, d’une forme de leurre parallélépipède tourné entre les doigts collants, coupant, de tout ceci continûment la resucée nette dans la même région, un ensemble se réconciliait cependant de retour au bloc, patiemment. Et c’était l’affaire.

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Information Complémentaire

Poids 120 g
Dimensions 12 x 19 cm
Date de parution

novembre 2006

Nombre de pages

68

ISBN

2-915232-35-0

ean

9782915232356

Description du produit

Deuxième partie d’un triptyque commencé avec L’épreuve du Prussien (Le bleu du ciel, 2003), Quatre morcellements ou l’affaire du volume restitué, poursuit une recherche prétexte autour de différents états du sucre – formes, aventures, connotations, détournements… Une première ébauche de ce travail avait été publiée dès 1996 dans la Revue de Littérature Générale (P.O.L).
Alors que L’épreuve du Prussien abordait des formes liées à la mémoire et au temps – leur dilution -, Quatre morcellements travaille le bloc, le volume 3D, le domino : bloc de texte aux formes précises dont chaque page serait un côté.
Prenant pour modèle un simple morceau de sucre que l’on ferait tourner entre les doigts, le livre organise quatre fois une rotation, plan par plan, d’un nouvel ensemble. Tourné six fois horizontalement et six fois verticalement, chaque objet sera lu sur douze faces. Sur chaque page-plan, le nombre de vers et leur métrique respectent les dimensions de chacune de ces faces (le jeu a parfois quelques variations).
Quatre morcellements ou l’affaire du volume restitué est aussi un exercice de lecture filée de nombreux morceaux de textes, de livres. On trouvera donc dans ces quatre chapitres, notamment, une rencontre du Billy de Spicer avec le Benjy de Faulkner, des bribes d’Alan Turing, quelques signes de Marcel Broodthaers et de Jean-Pierre Bertrand, certaines pages de Burroughs et de Stein, un détournement d’Andrée S. Byatt – etc. Chaque mot pris ailleurs venant s’ajouter à l’ensemble, bloc par bloc, en de légères greffes d’aventures emboîtées.
Mais l’essentiel est ailleurs. Quatre morcellements ou l’affaire du volume restitué est un pur exercice mental, textuel, sensoriel, de manipulation d’objets. Et, dans cette affaire, ce qui fait tenir l’ensemble, ce qui met le mobile en suspens, c’est exactement – mais comment décrire ça ? – ce que la poésie peut parvenir à saisir, à travailler, et à restituer.