Poèmes jetables

Poèmes jetables

Ces poèmes jetables fascinent par la table non pas rase mais lisse qu’ils effectuent, poèmes casse-tête dont le sens fait appel à leur propre littéralité, sans apports extérieurs : aux antipodes de la connotation, avant même le mot, la lecture est remise en question, mise au défi d’agiter les multiples clés qui ne se contenteraient pas de la seule entrée en matière. Est-ce pour cela que ces poèmes sont jetables : en dehors de la connotation, il ne peut y avoir de durée.
Postface du livre par Otto Ganz

13,00€

Produit épuisé

Information Complémentaire

Poids 150 g
Dimensions 13 x 18 cm
Collection

Poésie

Date de parution

mai 2002

Nombre de pages

92

ISBN

2-9511615-6-5

ean

2951161565

Description du produit

Je qualifie ces poèmes de  » jetables  » parce qu’ils sont brefs et… tous bâtis sur un 1er ressort littéral, dans la matérialité de la lettre : une fois cela mis en évidence, le lecteur peut s’en débarrasser comme il le fait de quantités de choses aujourd’hui…
Pierre Le Pillouër

Que faire de la langue qui nous a construit ? C’est la question à laquelle essaient de répondre les recueils de Pierre Le Pillouër : « Comment faire sortir de l’alignement mortifère ? Comment enchaîner un mot à une phrase ? Comment cesser de se répéter, de commenter ? Que reste-y-il de la poésie quand on enlève la pose ?… ». Et Alain Frontier écrira : « Comme toute écriture vraie, ses Poèmes jetables sont une méthode pour apprendre à lire. […] On a donc : la littéralité (rébus, calembours, anagrammes, épellations) ; la forme même de la lettre, le geste que la main doit accomplir pour la tracer, passer de l’une à l’autre. Il suffit souvent d’un déplacement infime, une boucle de plus ou de moins, et tout bascule (le reste, le poète le tait, puisque la lettre se charge de le dire : le sens…).»