Parmi d’autres possibles

Parmi d’autres possibles

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Parmi d'autres possibles c'est d'abord un livre, mais pas un livre de photos, type séduction facile, clin d'œil appuyé, papier glacé et images retouchées lissées à poser sur une table basse avec des toffees et du thé.
Ce livre inattendu vous attend, prêt à ralentir votre regard, à vous offrir une pause dans la course folle de vos jours aveugles. Venez seuls, je saurai si vous avez menti.

15,00€

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Information Complémentaire

Poids 740 g
Dimensions 20 x 25 cm
Collection

Poésie et art contemporain

Date de parution

janvier 2008

Nombre de pages

160

ISBN

978-2-915232-47-9

ean

9782915232479

Description du produit

Brigitte Palaggi a réuni cent photographies couvrant trente ans de travail noir et blanc. Des textes de Jean-Marc Baillieu, Denis Bernard, Jean-Paul Chague, Pierre Parlant, Véronique Vassiliou ; une postface cosignée par Emmanuelle Bayamack-Tam, Olivier Domerg, Michael Foucat et Jean-Marc Pontier, viennent éclairer ce travail et enrichir ce quadruple numéro d’Autres & Pareils, La Revue, édité par Le Bleu du ciel.

Les textes
— Jean-Marc Baillieu « L’efficacité photographique »
— Denis Bernard « Un flou singulier »
— Jean-Paul Chague « Une accoucheuse de regard »
— Pierre Parlant « Pourquoi ces objets fantômes ? »
— Véronique Vassiliou « Notices »

«Brigitte Palaggi me donne l’occasion de proposer quelques réflexions sur cette question de flou, à partir de sa photographie Sénescence, de 1978, qui m’a longtemps intrigué. J’ai même pensé y voir une énigme. C’est une image argentique en noir et blanc, extraite de la série Les Bancs. Une vue d’extérieur dont la scène se situe peut-être dans un jardin public ; du moins, je l’imagine.
Elle n’est pas seulement constituée d’une curieuse rencontre de flous et de nets, elle trouble, en sus, le regard. Cela ressemble à de la confusion visuelle, sorte d’anamorphose ou d’illusion optique. Cela ressemble à un mélange, fait de transparences (cette traversée de l’image qui me renvoie à toutes mes interprétations, à toutes mes perceptions visuelles, sans limites ou presque) ; mais, également, fait d’opacité (la matérialité de l’image comme objet de papier ou de cartoline). Numérisée, je la regarde aussi à l’écran de mon ordinateur, dans un scintillement de lumière.
Quelque chose, dans la surface de l’image, retient mon regard : ce « dosage », ce jeu d’amas granulaires (ses gris) ou sa densité (peut-être liée à une lecture plus attentive). Comment décrire cette sensation sans l’épuiser ? Quelle autre alternative efficace pour approcher cette image précise ? Peut-être faudrait-il la regarder au milieu d’autres images, pas seulement photographiques, dosant d’autres effets de flous».
Extrait de « Un flou singulier. Notes à propos d’une photographie de Brigitte Palaggi », par Denis Bernard