marseille-postcards

marseille-postcards

« Marseille est une ville qui doit avoir des poils sur les dents… »
Walter Benjamin

12,00€

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Information Complémentaire

Poids 145 g
Dimensions 14 x 17 cm
Date de parution

septembre 2006

Nombre de pages

80

ISBN

2-915232-33-4

ean

9782915232332

Description du produit

De quoi s’agit-il, d’abord d’une ville. Marseille. Cette ville dont Walter Benjamin disait qu’il est plus dur d’en arracher une phrase que de tirer de Rome un livre.
Une ville grandie dans les trafics portuaires, l’alternance des transits, l’installation du cosmopolitisme. En même temps, il s’agit de deux écrivains qui rejouent, vingt ans plus tard, une partition épistolaire. L’ensemble se construit à partir d’un livre perdu dans un bar de l’Estaque, une correspondance amoureuse, un projet de film reposant sur un roman de Georges Bataille (avec Fernandel en vedette).
Dans la redistribution d’une collection de cartes postales anciennes, plusieurs manières peu orthodoxes de traverser l’archéologie de cette ville sans faire l’économie de sa mémoire coloniale.

Cet ouvrage est une réédition de Some postcards about C.R.-J. and other cards, éd. Spectres familiers, 1983

Les deux auteurs ont en commun la création de revues de poésie telles que Banana Split (1980-1990), la revue IF, la revue orale vidéo-filmée et l’atelier des Comptoirs de La Nouvelle B.S. (deux ateliers de traduction par an).

Ce livre sonne comme la fin d’un monde et (id est) peut-être la fin d’un certain type de livres (qui publiera marseille-postcards demain, quand tout le monde aura mis la clé sous la porte ?) et peut-être la fin d’un certain type d’échange (« poétique », donc) et peut-être la fin d’un certain type d’auteurs (ceux qui prenaient le temps d’une errance entre bribes discursives, citations, allusions, commentaires mélancoliques – si tant est que quelque phrase ici ne soit pas teintée, comme on dit, d’un spleen souvent rentré de rage, cf. les légendes en italiques des cartes postales de l’exposition coloniale). marseille-postcards passe donc sensiblement du témoignage (témoin d’une amitié, intellectuelle, avec Claude Royet-Journoud, témoin d’un amour, témoin d’une dette, envers Carl Einstein, contractée par Renoir, couverte par Pagnol, et remboursée 70 ans après par Viton et Giraudon…) au tombeau, le tombeau d’une ville qu’on aime aimer haïr, le tombeau d’une ville qui poisse, « qui doit avoir des poils sur les dents… » (citation de Walter Benjamin, en quatrième de couverture), bref, elle (se) meurt, Marseille, et l’un des derniers carrés vivants sera peut-être ce petit livre, paru en 2006, au Bleu du Ciel (éditeur à Bordeaux).
marseille-postcards de Liliane Giraudon et Jean-Jacques Viton dans Sitaudis, par Amaury Bond, octobre 2006