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Exercices d’équilibre

Auteur: .

– Juste des bribes, des lambeaux. Des choses trop superficielles pour les approfondir. Néanmoins un visage ici ou là se dessine par à-coups.
– Prendre la porte du fond, qui s’ouvre à côté du vieux panneau marqué « chambres froides ».
Une fois passé le seuil, l’identification des voix se perd. On suivra, au sol, la ligne rouge pour ne pas s’égarer dans les étages et les corridors.
– La main blanche aux longs ongles s’enroule sur la poignée. La clé résonne dans la serrure. Mais restons-en là pour ne pas être cruel.

25,00€

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Information Complémentaire

Poids 195 g
Dimensions 15 x 18 cm
Collection

Poésie

Date de parution

février 2003

Nombre de pages

96

ISBN

2-9511615-9-X

ean

9782951161597

Contributeur

Jacques Perconte, Daniel Schlier, Franck Éon, Philippe Favier, Jean-Paul Thibeau, Michel Herreria, Jean Sabrier, Marie-Céline Delibiot, 4 Taxis, Thierry Mouillé, Nathalie Talec, Luc Lauras.

Description du produit

Chaque texte convoque des voix qui ne sont ni nommées ni liées. Elles jouent sur des degrés de familiarité et des effets d’étrangeté, et produisent des emballements fictionnels, donnant lieu à une «ouverture» plastique, œuvres spécifiques réalisées par des artistes contemporains.

Le livre est accompagné d’un cédérom intitulé Je sens le doute s’installer (30 minutes). Il donne à voir, par la mise en scène et le mouvement cinématographique, l’installation d’un texte volontairement éclaté, composé d’éléments flottants, issus du quotidien ou basculant dans la fiction. Il donne également à entendre, par la proposition d’une bande son constituée par des éléments musicaux fortement connotés, une ambiance qui se confronte au déroulement du texte.

C’est une façon de convoquer l’image pour paradoxalement la contourner, l’éviter et donc de se décentrer à la fois par rapport à l’image et au texte. Le cédérom a été réalisé avec la collaboration de Jacques Perconte, artiste multimédia.

Un recueil de phrases, de remarques, de réponses ou d’idées sur tout et sur rien. Entre multimédia et poésie, ce texte de Didier Anaudet sert de support à l’expérimentation d’une lecture manipulée, transformée. Cette suite d’exercices, qui a aboutit à la conception d’un recueil électronique, est illustrée par des dessins et des photographies d’artistes contemporains. Les 10 contributions d’artistes qui ouvrent chaque nouveau chapitre ont été réalisées par Daniel Schlier, Franck Éon, Philippe Favier, Jean-Paul Thibeau, Michel Herreria, Jean Sabrier, Marie-Céline Delibiot, 4 Taxis, Thierry Mouillé, Nathalie Talec, Luc Lauras.

« Au temps des certitudes incertaines, Didier Arnaudet propose avec modestie sa petite collection de phrases, particules incomplètes d’un tout qui reste toujours à réinventer, le réel ne faisant pas l’économie de l’imaginaire. »
Alain Helissen, CCP – cahier critique de poésie, 2001.

Didier Arnaudet vit et travaille à Bordeaux. À partir de 1980, il se consacre à la critique d’art et d’architecture, et notamment pour la revue art press. Il a publié, aux éditions Le bleu du ciel, en collaboration avec des photographes et artistes bordelais, différents ouvrages. Commissaire d’exposition, il a organisé la 3ème biennale d’art contemporain sur le littoral d’Anglet, en 2009.
Il signe les Affiches de poésie n°24 “Donc, il va falloir sévir. Mais bon, d’une autre manière” (1999), n°39 « humidité relative » avec Carmelo Zagari.

Jacques Perconte est artiste. Il vit et travaille à Paris où il explore depuis 1996 la fiction et l’abstraction à travers différents supports électroniques (internet, cédérom, vidéo, photo, musique). Son travail a été présenté, entre autre, à la Biennale de Santiago (Chili,1999 et 2001) et au festival d’arts électroniques et nouveaux médias, de Chiangmai (Thaïlande, 2003).