Chair jaune

Chair jaune

Souvenez-vous, lecteurs : avant la parution de ce bref volume, les traducteurs les plus éminents suaient sur leurs brouillons des jours durant. La quadrature qui les tenait enfermés n’avait pas encore été résolue par Pierre Le Pillouër. Désormais, on peut à la fois passer, dans une même traduction, sens et son.

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Information Complémentaire

Poids 140 g
Dimensions 15 x 19 cm
Collection

Poésie

Date de parution

mai 2007

Nombre de pages

64

ISBN

978-2-915232-42-4

ean

9782915232424

Description du produit

L’aventure de Chair jaune a débuté, lors d’un numéro spécial de la revue Fusées (un havre de luxe pour les anciens de TXT), Christian Prigent propose à Pierre le Pillouër de traduire des poèmes écrits en américain par Raymond Federman : pour l’un d’entre eux, « Notes for Sam », Le Pillouër pousse la trahison qu’est toute traduction jusqu’à l’excès le plus intolérable pour un auteur et finalement, invente le concept de craduction. Federman n’est pas un auteur comme les autres : fondateur de la surfiction et de la « laughterature », il s’enchante du résultat et propose à Le Pillouër d’autres poèmes que celui-ci craduit pour les éditions Le bleu du ciel.

Souvenez-vous, lecteurs : avant la parution de ce bref volume, les traducteurs les plus éminents suaient sur leurs brouillons des jours durant. La quadrature qui les tenait enfermés n’avait pas encore été résolue par Pierre Le Pillouër. Désormais, on peut à la fois passer, dans une même traduction, sens et son. Prenant à la fois littéralement et (psych)analytiquement les poèmes graves et gais de Raymond Federman, Le Pillouër bouleverse l’acte de traduire sans pour autant dynamiter le traduit. Baltasar Gracian proposait, en son temps, un modèle baroque de citation  du texte classique : on pouvait « résumer », rajouter un mot ou (pourquoi pas ?) une phrase. C’est ici un modèle baroque de « craduction » qu’on voit à l’œuvre. Un précis d’humour, aussi.
Nathalie Quintane