Poezibao : Le temps fait rage, de Olivier Domerg

Poezibao

« Il y a dans cette écriture une sorte de pari du singulier, du particulier, de l’inassimilable contre le général, le global. Il y a une sorte de poussée géologique du détail à l’œuvre dans le texte. Au plan d’ensemble, l’auteur préfère le plan-séquence rapproché, qui filme d’une certaine façon en continu le grain de la montagne, et révèle sa nature grenue, granuleuse, rétive à la perception d’ensemble.
C’est aussi une dimension politique que le titre évoque : « le temps fait rage », (…). Le poème, par une granulosité acquise en se frottant au motif de la montagne, est un grain de sable dans la machine de la globalisation, de la mondialisation. »

Laurent Albarracin | février 2016