Affiches de poésie, création 2016

Le bleu du ciel produit une nouvelle série d’Affiches de création, littérature et art. Ces œuvres seront exposées dans les espaces publics des villes, dans les médiathèques, les universités, etc., dans le cadre du programme Littératures publiques et des actions qui y seront inscrites.

En cours de fabrication : cinq nouvelles affiches en octobre 2016 signées par Emmanuelle Pagano et Michel Roty, Jean-Marie Gleize et Julieta Hanono, François Matton, Pierre Bruno et Jean-Paul Héraud.

Prochaines affiches 2017 et 2018 en préparation avec : Pascal Quignard, Alain Veinstein, Pierre Buraglio, Jody Pou, Charles Pennequin, Valère Novarina, Véronique Vassiliou, Mathieu Potte-Bonneville, Eugène Nicole, etc.

Le bleu du ciel remercie chaleureusement toutes les personnes qui ont soutenu le projet ainsi que les souscripteurs pour leur engagement et leur soutien via la plateforme KissKissBankBank : Philippe Pelouze, Veronique Vassiliou, Hop Vu, Séverine Capdevila, Emilie Notard, Nathalie Geoffray, Paul Benoist, Mathieu Brosseau, François Massut, Emmelene Landon, Martine et Jean-Paul Rathier.

En coulisses, les affiches en cours de création

« Il faut construire des  cabanes »
texte de Jean-Marie Gleize et œuvre de Julieta Hanono
ISBN : 979-10-91604-04-8 / 100€

maquette de affiche de Jean-Maire Gleize et Julieta Hanono

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il faut construire des cabanes
oui, nous habitons vos ruines,
mais oui, ceci est un projectile
j’utilise pour écrire les accidents du sol […]
Extrait de l’affiche de Jean-Marie Gleize et Julieta Hanono

Jean-Marie Gleize propose des formules comme autant de mots d’ordre adressés à nos consciences. Elles nous forcent à ralentir, pour construire des cabanes. Et imaginer quelles solutions à notre besoin de poésie. Ses déclarations, rythmées et sculptées par l’artiste Julieta Hanono, prennent une forme monumentale.

Le texte se détache du fond, il est suspendu et apparait dans un chant des lettres, son poème arrive avec la lumière et devient une sculpture de lumière noire.
Julieta Hanono

Jean-Marie Gleize est un écrivain et poète français. Il travaille à l’émergence d’une écriture objective. Ses investigations consistent à installer des schèmes mouvants permettant de lire sans jamais les épuiser certaines des tentatives textuelles, le plus souvent hybrides, qui retiennent son attention parmi les extrêmes contemporains. Ses livres sont publiés essentiellement au Seuil.

À la fin des années 70, adolescente engagée, Julieta Hanono est enlevée et incarcérée par la dictature argentine. Elle passera plus dʼun an en prison. Cet épisode aura une influence profonde sur la poursuite de son travail artistique brutalement interrompu. Lʼécriture est une composante essentielle de son parcours, dans ses œuvres plastiques et dans ses films. Prochaine exposition personnelle « traduccion y despliege » (« traduction et déploiement ») du 26 novembre 2016 au 16 février 2017, au Centre d’Art Contemporain Hélio Oiticica de Rio de Janeiro (Brésil).

Tout d’abord le texte que j’ai confié à Julieta est composé d’une suite de ce que j’appelle des « formules ». Ce sont des séquences brèves qui sont comme « produites » au terme d’un certain nombre de parcours, au fil de mon travail d’écriture. Je dis qu’écrivant, je « parviens » à ces formules. Une fois formellement stabilisées, elles peuvent circuler d’un livre à l’autre et prendre diverses « postures » en contexte. Points d’arrivée, elles sont aussi des points de départ, pour relancer l’écriture vers ailleurs, plus loin. Elles sont des tremplins. Elles sont aussi comme des « mots d’ordre » politiques, des manières de slogans décalés. En tant que tels, il me semble que leur devenir est à la fois en texte et hors texte : destinés à circuler après le livre, au gré de l’utilisation que chacun pourrait en faire dans la vie « courante ». Je connais le travail de Julieta, la signification politique de ce travail, que je partage, et le fait que, comme artiste, elle est très attentive aux effets de langage, très sensible aux effets du langage dans l’œuvre plastique. Pour toutes ces raisons lorsque s’est présentée la possibilité de réaliser une affiche, il m’a semblé absolument évident de lui proposer de donner forme à ces formules en contribuant à sa façon à les rendre « publiques », à les donner à voir, à les libérer.
Jean-Marie Gleize

 


 

« Codex »
textes et dessins de François Matton
ISBN : 979-10-91604-03-1 / 45€

«  Ah, oiseau ! »
textes et dessins de François Matton
ISBN : 979-10-91604-05-5 / 45€

François Matton réalise deux affiches faisant système :
la première, un codex personnel, une banque de dessins : son alphabet ;
la seconde une réappropriation de tout ça, avec le développement, l’articulation, le souffle, l’expression.

L’idée est de jouer le plus de contraste possible d’échelle entre les deux affiches. Un codex c’est la profusion de signes, dessins, caractères, graphèmes. C’est vraiment un alphabet dessiné comprenant nécessairement plus de signes que les 26 lettres. Ces petits dessins ont valeur de mots, les associer c’est déjà construire des phrases ou un poème.

François Matton est un dessinateur et écrivain français, ses livres sont pour la plupart publiés chez P.O.L. Sa pratique du dessin est toujours liée à l’écriture. Il célèbre tout ce qu’il perçoit : le plus proche, le plus lointain, le plus trivial, le plus grave comme le plus léger.Son blog à dessins est à découvrir par ici.

Le bleu du ciel publie Dictionnerfs, un livre singulier constitué d’une collection de mots-chimères bricolés dans l’urgence de situations épineuses rencontrées par Mathieu Potte-Bonneville, philosophe en butte aux mille petites tracasseries qui font le sel de l’existence, et illustré par François Matton (2012).

extrait affiche François Matton (2)


 

« La situation de l’écriture »
texte de Pierre Bruno et peinture de Jean-Paul Héraud

ISBN : 979-10-91604-06-2 / 45€

Jean-Paul Héraud, atelier

maquette affiche Pierre Bruno, Jean-Paul Héraud

Les chemins de Pierre Bruno ne passent pas sur terre. Dans cette affiche, il évoque la situation de l’écriture, à mi-lieue du lac d’homme et du mot.
Sa prose narrative mélange des éléments fantastiques à une réflexion originale sur le temps. Les surprises de lecture sont soutenues par des idées, il crée ainsi des histoires transversales. Il fallait un visage sans visage pour porter cette échappée.
La tête archaïque de l’artiste Jean-Paul Héraud nous répète ce texte, insiste et parle à toute heure de la nuit. Quelque chose a lieu de l’ordre du passage.

 

Pierre Bruno, psychanalyste, enseignant, fondateur et directeur de revues. Les évènements contenus dans ses poèmes, les recherches de ses constructions, affirment une voix singulière dans la poésie d’aujourd’hui. Son prochain livre aux éditions Le bleu du ciel paraîtra à l’hiver 2016.

Les œuvres de Jean-Paul Héraud, peintre animal et clinique, sont montrées dans de nombreuses expositions depuis 1970. Souvent, les mots, ceux du quotidien et de l’intime, se glissent dans sa peinture. Son œuvre tisse des liens constants avec la poésie.

La situation de l’écriture est située à mi-lieue du lac d’homme et du mot.
Sans l’eau autour il n’y aurait rien, que des risques, à l’exception de quelques landes […]

Extrait du texte de Pierre Bruno


 

« D’abord, nous pensons être libres »
texte d’Emmanuelle Pagano et peinture de  Michel Roty

ISBN : 979-10-91604-02-4 / 45€

 

[…] L’emprise de la création nous interdit de regarder la mer, ou n’importe quel paysage, les arbres, les gens, les objets, sans se demander comment les rendre, les représenter : elle nous vole les embruns, les sourires, les couleurs, les bruits, elle nous emprunte tous nos regards, nos rencontres, nos histoires, nos vies, elle ne nous rend rien, ou si peu. […]
Extrait du texte de Emmanuelle Pagano

Cette affiche est un « extrait de vie » : 48 peintures ou esquisses dans lesquelles se glisse le regard et s’insinuent 448 mots. Elle est née d’une réflexion commune, autour de la quête infinie de l’artiste. Une quête qui l’amène à créer sans cesse, lui donnant la sensation d’avoir un corps-machine, une machine à produire, produire en remplissant la page blanche, en accumulant les œuvres, produire jusqu’à l’effacement de soi.
Emmanuelle Pagano, Michel Roty

 

Emmanuelle Pagano, écrivain. Pensionnaire à la Villa Médicis (avril 2013 – septembre 2014), ses romans sont publiés pour la plupart chez P.O.L. Site internet d’Emmanuelle Pagano

Les œuvres de Michel Roty réunissent, en un tout cohérent, plusieurs strates de sens et plusieurs niveaux de lectures, enfermant dans leur matière les traces d’un temps enfoui – d’un temps fossile. Site internet de Michel Roty

Enregistrer

Enregistrer